Pour sa première participation à Burning Man, le sculpteur franco-américain Gabriel Sobin a choisi de frapper fort avec une installation monumentale intitulée Ad Astra – « vers les étoiles » en latin. Installé dans le Vaucluse, l’artiste présente dans le désert du Nevada, une œuvre qui relie le passé le plus archaïque aux visions futuristes de l’humanité.

Sculpteur depuis 25 ans, Gabriel Sobin travaille principalement la pierre et la cire d’abeille. Inspiré par les origines de la matière, la poésie et l’astrophysique, il se définit comme un créateur de formes intemporelles :

« Je cherche à réaliser des sculptures qui auraient pu exister il y a des milliers d’années comme dans des milliers d’années », confie-t-il.

Avec Ad Astra , il imagine un cercle de neuf rochers, rappelant Stonehenge. Mais ici, la moitié des blocs est réalisée en inox poli miroir, reflétant la lumière dans une esthétique futuriste. L’autre moitié est façonnée en résine : de jour, ces sculptures ressemblent à de simples pierres ; la nuit, elles s’illuminent de l’intérieur grâce à un jeu de lumière et de son.

L’expérience est immersive : percussions métalliques mêlées à des enregistrements de la NASA, notamment des vents martiens, donnent une ambiance étrange et hypnotique, entre primitif et cosmique.

Ce projet n’aurait pas vu le jour sans l’impulsion et le soutien du collectionneur américain Kevin Ryan, passionné de Burning Man, qui a déjà contribué à plusieurs installations sur la Playa. « C’est une aventure collective, financée de manière privée, et portée par une équipe d’artisans et de techniciens venus de Provence et des États-Unis », précise l’artiste.

L’installation s’inscrit parfaitement dans le thème de l’édition 2025, Tomorrow Today. Sobin explique : « Sans le savoir au départ, mon projet correspondait à ce dialogue entre le primitif et le futuriste. C’est un espace hors du temps, où l’on se retrouve sur Terre tout en regardant les étoiles. »

Rien ne sera laissé sur place. Fidèle au principe leave no trace, Ad Astra  sera démonté puis réinstallé en France, sur la propriété de Kevin Ryan dans le Lubéron. Là, il rejoindra d’autres sculptures monumentales, prolongeant le lien entre Provence et désert du Nevada.

Gabriel Sobin, qui a exposé au Musée de l’Homme et à l’université de Princeton, poursuit son exploration des origines et de l’intemporalité. Prochain rendez-vous : une installation en Grèce, inspirée de l’art cycladique préhistorique.

À Burning Man, son cercle de rochers lumineux et sonores se veut une invitation à la contemplation et à l’émerveillement. Un espace sacralisé et universel où l’art reconnecte l’homme à l’essentiel : la Terre, le ciel, et les étoiles

Merci Gabriel !

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