Elisabeth Daynès est une paléo artiste française de renommée mondiale dont l’art a été reconnu à plusieurs reprises pour ses reconstructions d’hominidés fossiles. En 1999, elle a entre autre, réalisé la reconstitution de l’Australopithèque Lucy pour le Field Museum de Chicago. En 2006, elle a recréé le visage du pharaon égyptien Toutankhamon qui a fait la couverture du National Geographic pour son édition mondiale. En 2010, elle reçoit le prix John J. Lanzendorf-National Geographic Paleoart, qui récompense des réalisations hors du commun dans le domaine de l’illustration scientifique paléontologique et de l’art naturaliste. Pas mal pour une autodidacte !
Depuis les années 90, c’est son intérêt pour le sujet de l’identité et de la métamorphose qui l’a amenée à se tourner vers des créations personnelles tout en continuant à travailler sur des projets scientifiques. Elle a continué à réfléchir aux questions relatives à l’identité et à la recherche de celle-ci, tout en explorant la signification du crâne et du visage, depuis leurs origines jusqu’à maintenant et ce qu’ils deviendraient dans l’avenir. Dépassant le narcissisme actuel où les frontières entre le réel et le virtuel sont de plus en plus floues,
Elisabeth a créé un environnement futur où les dernières tendances incluent des packs de lèvres prêtes à livrer ou des peaux pré-packagées que l’on changerait aussi facilement que des verres de contact.
Tout en construisant cette collection d’oeuvres d’après son travail sur les origines humaines, Elisabeth Daynès encourage donc le public à réfléchir sur l’apparence et le visage humain. Elle souhaite montrer qu’à une époque de réseaux sociaux et des images omniprésentes, chacun est libre d’inventer des miroirs narcissiques sans fin.
En jouant considérablement sur la taille, le matériau et le traitement de ses sujets, en particulier des crânes, elle les recompose en nous montrant tous les visages que nous aurions pu avoir et que nous aurons peut être un jour. Elle utilise divers technologies pour modéliser, façonner et transformer la structure du crâne, s’arrêtant avant que la chair ne recouvre les os pour magnifier les muscles du visage et définir son apparence.
Présentée à la galerie 836M pour sa première exposition personnelle aux États-Unis, Elisabeth Daynes propose un ensemble d’œuvres uniques qui devraient nous inciter à nous interroger sur ce que signifie être humain.
Dates : du 4 octobre au 6 février 2020
Horaires : du mardi au vendredi de midi à 18 heures et chaque premier samedi du mois.
Adresse : 836M Gallery – 836 Montgomery St, San Francisco
Merci 836M

