Eva a été abandonnée à sa naissance, en 1988. De sa mère, elle ne connaît que le nom : Duval. Ça ne l’a jamais intéressée. Pourquoi se soucier de quelqu’un qui ne s’est jamais soucié de vous ? Pourtant, quelques mois avant ses 18 ans, elle va se trouver au cœur de l’intimité de sa mère alors qu’un notaire de province lui transmet son héritage. Elle lui a légué, à sa mort, une boîte : des dizaines de micro-cassettes et un dictaphone.
Depuis le Centre d’Éducation Fermé où elle a été placée, Eva écoute toutes les nuits, la voix de sa mère lui raconter la guerre du Liban, la chute du mur de Berlin, son père qu’elle s’est forcée à fuir, ses doutes sur l’utilité de son métier mais aussi le besoin irrépressible de partir, toujours repartir, là-bas, où les gens luttent et meurent. Pour qu’on ne puisse pas dire « je ne savais pas ». Mais Eva dans tout ça ?
Eva encaisse. Elle encaisse et déverse. Dans la boxe par exemple.
Malgré elle, Eva va partir à la rencontre de sa mère, Anna Duval, grand reporter de guerre.
Piece de Aida Asgharzadeh
Mise en scène Nikola Carton
Avec Magali Genoud & Azeddine Benamara
Scénographie & Lumières Vincent Lefevre
Création sonore Chadi Chouman
Costumes Clémentine Savarit
Merci le Théâtre du Lycée Français de San Francisco

