Le Salaire de la Peur avec les Diaboliques, ont valu à Henri-Georges Clouzot la réputation d’être le «Hitchcock français». En réalité, la capacité de Clouzot à maintenir le suspense aurait même dépassé celle d’Hitchcock ; à sa sortie, Le Salaire de la Peur, c’était déjà 155 minutes de tension.
Basé sur le roman souvent adapté de Georges Arnaud, le film se passe en Amérique centrale. La Southern Oil Company, qui fait la loi dans le village pauvre de Las Piedras, lance un appel aux chauffeurs de camions sur de longues distances.
Le salaire de 2 000 dollars par chauffeur proposé par la Southern Oil est littéralement un salaire de la mort – les chauffeurs sont obligés de transporter des cargaisons de nitroglycérine sur certains des terrains les plus dangereux de la planète.

À travers des dialogues explicatifs, des interactions tendues et des retours en arrière, on rentre dans l’intimité des quatre chauffeurs qui s’engagent dans cette mission défiant la mort : le corse Yves Montand, l’italien Folco Lulli, l’allemand Peter Van Eyck et le français Charles Vanel. La première moitié du film introduit lentement, méthodiquement, les personnages et leurs motivations. La seconde moitié – la commande elle-même – est un assaut incessant et induisant une sensation de chair de poule sur les sens du public.
Grand Prix du Festival de Cannes, Le Salaire de la Peur a été refait par William Friedkin sous le nom de Sorcerer (1977).

Merci l’Alliance Française de Napa

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