Le Mill Valley Film Festival (MVFF47), organisé par le California Film Institute, revient pour sa 47e édition du 3 au 13 octobre 2024, présentant une éblouissante sélection de films. Le festival mettra en avant des sélections du Festival de Cannes 2024, de la Berlinale et d’autres événements prestigieux dans le monde entier.

Un des moments forts de la sélection française est la projection de EMILIA PEREZ, choisi pour représenter la France aux Oscars 2025 !

Alors que nous nous sommes concentrés sur les films ayant des liens avec la France—que ce soit par les réalisateurs, les acteurs, la production ou le sujet—la programmation du festival est bien plus vaste. La sélection française est soutenue par Villa Albertine

EMILIA PEREZ – France – Réalisateur Jacques Audiard

Double lauréat avec le Prix du Jury et le Prix de la Meilleure Actrice pour ses quatre actrices principales au Festival de Cannes 2024, ce film est incontournable.

Peut-on changer son destin grâce à une transformation radicale ? Le « narco-mélodrame » musical de Jacques Audiard  explore cette question avec un mélange unique et merveilleux : un thriller criminel fusionné avec une comédie musicale exubérante, comprenant des numéros de production. Zoe Saldaña, Karla Sofía Gascón, Selena Gomez et Adriana Paz jouent dans cette histoire du redoutable chef de cartel Manitas Del Monte, qui engage l’avocate Rita Moro Castro (Saldaña) pour gérer son changement de sexe et devenir Emilia Pérez (Gascón) pendant que sa famille déménage en Suisse. Récompensé par le Prix de la Meilleure Actrice pour l’ensemble des actrices à Cannes, le film met les femmes au premier plan du film de gangster traditionnellement dominé par les hommes. Audiard enrichit les caractéristiques du genre avec une liberté d’expression à travers le chant et la danse, faisant de Emilia Pérez un film incontournable du cinéma contemporain grâce à son récit captivant et ses performances remarquables. —João Federici

  • PROGRAMME SPOTLIGHT + RÉCEPTION : SAMEDI 5 OCT • 19h00 | SMITH RAFAEL FILM CENTER en présence des acteurs
  • PROJECTION RÉGULIÈRE : LUNDI 7 OCT • 15h45 | SEQUOIA CINEMA
  • Bande-annonce
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VINGT DIEU (Holy Cow) – Louise Courvoisier, France

Dans le premier long métrage de Louise Courvoisier, les journées insouciantes d’un adolescent à boire des bières et faire la fête dans la campagne française idyllique sont interrompues lorsqu’il doit s’occuper de sa sœur de 7 ans et trouver un moyen de les soutenir tous les deux. Sa solution ? Fabriquer le meilleur fromage Comté et remporter 30 000 euros, ainsi qu’une prestigieuse médaille d’or, lors d’un concours agricole. Holy Cow est une histoire douce et édifiante sur le passage à l’âge adulte, capturant l’essence de l’amitié, du premier amour et des difficultés de grandir sans parents. La simplicité et l’authenticité maîtrisées de Courvoisier apportent une touche comique rafraîchissante à des thèmes souvent imprégnés de drame. Le film explore la culture des jeunes, les défis liés à l’emploi et les traditions chéries de la fabrication du fromage, tout en soulignant l’importance de la famille, de l’amitié et de l’amour. Lauréat du Prix de la Jeunesse à Cannes, ce film est parfait pour enchanter tous les publics. —João Federici

LES GRAINES DU FIGUIER SAUVAGE – France, Allemagne, Iran – Réalisateur Mohammad Rasoulof

L’écrivain et réalisateur iranien Mohammad Rasoulof a remporté le prix FIPRESCI et un prix spécial du jury au Festival de Cannes cette année pour ce drame captivant sur la paranoïa qui ronge lentement une famille à Téhéran. Misagh Zareh incarne Iman, un homme apparemment honorable récemment promu juge d’instruction, ce qui lui vaut une augmentation substantielle et un appartement plus grand pour lui, sa femme et ses filles. Mais il réalise bientôt qu’il a conclu un pacte faustien—son nouveau poste exige qu’il signe les peines de mort des manifestants—ce qui provoque la colère des femmes de sa famille. Construisant méthodiquement la tension jusqu’à en faire un thriller terrifiant, le film est le dernier acte de défi de Rasoulof (There Is No Evil), emprisonné à plusieurs reprises par les autorités iraniennes pour ses films politiquement engagés. (En fait, il a fui le pays pour éviter l’emprisonnement avant la première de _Sacred Fig_.) La fureur et la tristesse du cinéaste imprègnent ce dernier chef-d’œuvre, qui décrit brillamment comment un régime oppressif détruit l’âme de ses citoyens. —Tim Grierson

TOUDA, TOUT LE MONDE AIME – France, Maroc, Belgique, Danemark, Pays-Bas, Réalisateur Nabil Ayouch

Nisrin Erradi éblouit dans le rôle de Touda, une mère célibataire déterminée à gagner sa vie en tant que chanteuse de Bedouin Aita, une poésie écrite avec défi par des femmes à une époque où elles étaient privées de voix. Les défis de son ambition particulière sont douloureusement clairs dès le départ lorsque des hommes, qui ne la voient que comme une marchandise qu’ils pourraient acheter pour pas cher ou obtenir gratuitement, assombrissent sa joie de performer. La caméra s’approche de près alors qu’elle persiste, surmontant des obstacles subtils et évidents, non seulement pour elle-même mais aussi pour offrir une vie meilleure à son fils sourd. Co-écrit par le réalisateur Nabil Ayouch (Much Loved) et Maryam Touzani (The Blue Caftan, MVFF45), il s’agit du dernier travail puissant des collaborateurs de longue date, dont le travail est toujours empreint d’empathie pour les femmes confrontées à des mondes hostiles à leurs désirs. Dans Everybody Loves Touda, ils évitent la sentimentalité tout en imprégnant leur drame d’une exubérance et d’une complexité égales aux chansons de Touda. —Shari Kizirian

DIAMANT BRUT (Wild Diamond) – France, Réalisatrice Agathe Riedinger

Wild Diamond explore la quête incessante de la célébrité à travers les yeux de Liane, une jeune femme ardente de 19 ans. Vivant avec une mère dysfonctionnelle et s’occupant de sa sœur cadette dans la ville ensoleillée de Fréjus, Liane est déterminée à échapper à la réalité morose. Son arme de choix ? La beauté. Avec une détermination féroce et la conviction que la désirabilité équivaut au pouvoir, elle se façonne pour devenir irrésistible. Sa vie prend un tournant dramatique lorsqu’elle auditionne pour Miracle Island, une émission de télé-réalité qu’elle considère comme son billet pour la validation et l’amour. Filmé en format immersif 4:3, le film vous plonge dans le monde de Liane, capturant l’intensité de son regard et le désespoir derrière sa façade parfaite sur Instagram. La direction empathique d’Agathe Riedinger dans son premier long-métrage révèle la réalité brute, souvent douloureuse, d’une jeune femme prise entre la dureté de la vie et l’attrait séduisant du succès superficiel. Wild Diamond est une exploration captivante de l’identité, de l’estime de soi et du coût d’être vu. —João Federici

DAHOMEY – FRANCE, SÉNÉGAL, BÉNIN • 2024 • 68 MINUTES – Réalisatrice Mati Diop

La réalisatrice franco-sénégalaise Mati Diop suit son sensationnel premier long-métrage Atlantics avec ce documentaire hybride imaginatif et pointé sur le rapatriement artistique et le colonialisme, qui a remporté le premier prix au Festival de Berlin 2024. En présentant l’histoire des 26 antiquités retournées au Bénin (qui contenait le Royaume de Dahomey) par son ancien colonisateur, la France, le film détaille de manière sensuelle l’emballage et l’expédition de ces artefacts culturels de manière éclatante. Il y a le travail des conservateurs dans les deux pays, envoyant, recevant et détaillant le travail ; il y a la réaction passionnée des étudiants béninois à cette « excuse française trop tardive » ; et puis il y a le dialogue imaginé d’une des pièces, une statue en bois magistrale du Roi Gezo, alors qu’il retourne dans sa patrie. Débordant de perspicacité et d’espoir sous-jacent pour de futures réparations, Diop dépeint de manière mémorable ce moment peut-être petit mais néanmoins singulier d’échange culturel et d’excuses. —Rod Armstrong

En français avec sous-titres anglais

ALL WE IMAGINE AS LIGHT – France / Inde – Réalisatrice Payal Kapadia

Façonné avec poésie visuelle et empathie émotionnelle, ce lauréat du Grand Prix du Festival de Cannes 2024, honoré du prix MVFF Mind the Gap, de Payal Kapadia met en lumière trois infirmières alors qu’elles négocient l’amour et la vie dans la métropole animée de Mumbai. Prabha a un mari vivant à l’étranger, sa jeune colocataire Anu entretient une relation secrète avec un garçon musulman, et Parvati prévoit de quitter la grande ville après la mort de son mari. Sans le soutien des hommes, ces femmes forgent des liens de soutien mutuel tout en dispensant des informations et des conseils précieux à leurs patientes. Le directeur de la photographie Ranabir Das suit leurs journées de travail à la maison avec une beauté scintillante, surtout dans les scènes nocturnes. Alors que le film passe de la ville à la campagne dans sa deuxième moitié, les relations des femmes changent et se développent alors que Kapadia trouve les petites mais merveilleuses épiphanies dans les vies quotidiennes. —Rod Armstrong

  • PROGRAMME SPOTLIGHT + RÉCEPTION : VENDREDI 11 OCT. • 19H00 | SMITH RAFAEL FILM CENTER
  • PROJECTION RÉGULIÈRE : SAMEDI 12 OCT. • 19H00 | BAMPFA
  • Bande-annonce
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BIRD, Réalisatrice Andrea Arnold – UK, US, FRANCE, ALLEMAGNE • 2024 • 119 MINUTES

Dans son dernier film, la réalisatrice Andrea Arnold (Fish Tank; Cow, MVFF44) retourne aux vies difficiles des Britanniques qui ont établi sa carrière. La protagoniste Bailey (la débutante Nykiya Adams) est une fille de 12 ans forcée à une maturité au-delà de son âge par des parents mal préparés. Son père, Bug (Barry Keoghan, Saltburn, MVFF46), est concentré sur son futur mariage tandis que sa mère vit dans un quartier sordide avec un petit ami abusif. L’activité préférée de Bailey est de se promener à la campagne, filmant des animaux, notamment des oiseaux, sur son téléphone. Lorsqu’elle rencontre un esprit libre en jupe cherchant ses parents et portant le nom de Bird (Franz Rogowski ; Undine, MVFF43), un lien se forme et une aventure commence. Adams brille dans le rôle principal, passant de la pétulance à l’empathie avec grâce, et Arnold développe habilement l’amitié naissante de Bailey avec Bird pour explorer diverses tensions de la vie adolescente, notamment l’accompagnement et le soutien dont ont besoin les jeunes en transition vers l’âge adulte. —Rod Armstrong

Si vous n’êtes pas familier avec le MVFF, soyez prudent, les billets se vendent rapidement : les billets pour le grand public seront en vente à partir du 18 septembre : vente des billets ici

MVFF47 Lieux de projection dans la Bay Area :
SMITH RAFAEL FILM CENTER 1118 4th St, San Rafael
SEQUOIA CINEMA 25 Throckmorton Ave, Mill Valley
OUTDOOR ART CLUB 1 Blithedale Ave, Mill Valley
THE LARK 549 Magnolia Ave., Larkspur
BAMPFA 2155 Center St, Berkeley

Merci au Mill Valley Film Festival, merci au California Film Institute !

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