Noam Rignault Clement est un réalisateur franco-américain et étudiant en première année à UC Berkeley – élevé entre deux cultures, deux langues et deux villes. Son dernier court-métrage, Little Things, a été projeté deux fois au Festival International du Film de San Francisco 2026, dans les mythiques salles du Castro et de LucasFilm dans le Presidio. Le court métrage a même reçu la Mention Honorable Youth Works. MerciSF a eu le plaisir de le rencontrer.

Little Things

Little Things suit Leftie, un garçon de neuf ans qui traverse la douce campagne française pendant un été inoubliable. Sur les conseils de sa mère – « profite des petites choses de la vie » – il part en vadrouille, un nain de jardin volé sous le bras. Tourné en France et en Espagnee en solo, Noam s’est adapté aux contraintes d’un voyage international et aux ressources limitées, allant jusqu’à utiliser une voiture télécommandée miniature pour réaliser des travellings. Noam a financé, écrit, réalisé, filmé et monté le film seul. Le résultat : six minutes d’enfance vécue de l’intérieur – dynamique, tendre et pleine d’espoir.

Little Things explore ce que signifie grandir : les angoisses, les moments entre-deux, les choses qu’on ne sait pas encore nommer. Noam a des troubles de l’apprentissage et ne s’en cache pas. Bien au contraire : il les ajoutent esthétiquement dans chaque plan. Ainsi, le monde intérieur de Leftie avec la peur de grandir trop vite et l’angoisse de voir les belles choses se terminer touche sincèrement.

Une affaire de famille « à la Bay Area »

Le héros du film n’est autre que Luca, le petit frère de Noam. Noam raconte comment, pendant les vacances d’été, Luca voulait jouer à Minecraft et se reposer alors qu’il fallait filmer. Finalement, les deux frères finissent par se faufiler dehors ensemble après l’heure du coucher. Quand on lui demande ce que ça fait de se voir à l’écran, Luca sourit simplement : « C’est vraiment bien. » C’est une affaire de famille dans tous les sens du terme. La complicité entre les deux frères, la fierté rayonnante de leur mère et l’énergie de Noam nous emporte. Noam a déjà remporté un prix NATAS avec The Wooden Heart. Et j’ai le sentiment que le meilleur reste à venir : plus de films, plus de récompenses, plus d’aventures imaginées ensemble. On a hâte de voir ça et bravo Noam!

Suivez l’aventure de Noam, Luca et le nain de jardin ici et sur Instagram

MerciSF Rapid Fire

Réalisateur préféré ? Wes Anderson
La partie la plus difficile quand on tourne avec son frère ? Le sortir du lit après l’heure du coucher. Ça valait le coup.
Ce qui te manque le plus de la France ? Les bruits. Les gens qui mangent en terrasse, le tintement des couverts.
Ce qui te manquerait le plus si vous quittiez la Californie pour la France ? Mes amis !

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