MerciSF a rencontré Grant Beggs, l’un des agents immobiliers les plus performants de San Francisco au sein de Sotheby’s International Realty, pour évoquer sa vision de l’un des marchés les plus uniques et compétitifs du pays, son approche « boutique » du service client, et la French touch qu’il apporte au marché immobilier de San Francisco.
Grant, comment êtes-vous arrivé dans l’immobilier à San Francisco ?
Il y a une dizaine d’années, après vingt ans dans la banque d’investissement, la stratégie d’entreprise et le conseil — notamment chez McKinsey et LVMH — j’ai réalisé que je ne voulais plus rédiger une énième présentation PowerPoint pour un conseil d’administration. Je voulais quelque chose de plus entrepreneurial, où je pourrais influencer directement le résultat de mon travail.
Après une pause de six mois (et un demi Ironman), ma fille alors en maternelle m’a dit que j’avais « trop de temps libre ». Elle n’avait pas tort.
J’ai toujours aimé l’immobilier et posséde des biens dans plusieurs États. J’y ai vu l’opportunité d’apporter ma rigueur stratégique et mon sens du détail à ce secteur. Neuf ans plus tard, nous avons développé une agence immobilière très spécialisée.
Qu’aimez-vous le plus dans l’accompagnement de vos clients à San Francisco ?
San Francisco est un petit village avec un nom mondial. Contrairement à Londres, Paris ou Los Angeles — où traverser la ville peut être une expédition — San Francisco est incroyablement facile à parcourir. On peut aller de Sea Cliff à Glen Park en 25 à 30 minutes.
Cette échelle rend l’adaptation du mode de vie (le « lifestyle matching ») infiniment plus simple. Que l’on aime nager dans la Baie, que l’on ait des enfants à déposer à l’école ou que l’on aime sortir dîner, tout reste à portée de main. J’apprécie aussi la variété des options offertes par une ville dense : conduire quand il le faut, opter pour un Uber ou un Waymo quand c’est plus pratique, ou simplement marcher quand l’envie s’y prête. C’est l’équilibre parfait.
Comment évolue le marché immobilier de SF en ce moment ? Quelles forces le tirent vers le haut ?
L’immobilier à San Francisco est un cas d’école d’offre et de demande. Notre offre est fixe : il y a très peu d’endroits — mis à part certaines zones de SoMa — où l’on peut construire de nouveaux logements, notamment des maisons individuelles. Les prix réagissent donc fortement au moindre changement de la demande.
Ces 18 derniers mois, l’intelligence artificielle a eu un impact majeur. Nous avons vu revenir des fondateurs, dirigeants et membres de conseils d’administration à San Francisco. Désormais, une nouvelle vague arrive : VPs, directeurs et équipes opérationnelles qui se relocalisent depuis New York, Boston ou Miami à mesure que les entreprises développent leurs équipes IA ici — stimulant une forte demande haut de gamme, en particulier pour les biens au-dessus de 10 M$.
Autre facteur : des milliers de propriétaires ayant des prêts à 2,3 %–2,9 % n’ont aucune raison de vendre, créant un plancher de prix. Les rénovations coûtent cher, donc les maisons clé en main se vendent beaucoup plus cher, car les familles avec jeunes enfants privilégient les biens prêts à habiter.
Quels conseils donneriez-vous aux acheteurs et vendeurs qui entrent sur le marché aujourd’hui ?
Pour les acheteurs :
- Obtenez une pré-approbation tôt. Vous ne voulez pas trouver la maison idéale… et la perdre parce que vous n’étiez pas prêts.
- Commencez à visiter des open houses des mois — voire des années — avant d’acheter. Cela vous donne une idée des prix, du staging et des compromis à prévoir. Vous pensez peut-être que votre maison vaut 2 M$ — puis vous voyez ce qui est sur le marché… et vous réalisez comment elle se compare.
- Alignez-vous sur vos priorités. Acheter un bien immobilier, c’est un peu comme le « dating » : on n’obtient pas tout. Certains privilégient la lumière, d’autres le parking, d’autres encore les rues plates ou les vues. Connaissez vos compromis.
Pour les vendeurs :
- Évaluez votre bien avec honnêteté. Les acheteurs sont informés. Ils savent quand les finitions sont datées — et ajustent leurs offres en conséquence.
- Préparez-vous en avance. Peinture, petites réparations, désencombrement et home staging font une énorme différence.
Quels avantages une marque comme Sotheby’s International Realty apporte-t-elle aux acheteurs et vendeurs ?
Sotheby’s est l’une des marques de luxe les plus reconnues au monde grâce à son expertise dans l’art et les enchères. Que vous vendiez un condo à 800 000 $ ou une maison à 12 M$, la marque Sotheby’s envoie un signal de « best in class » aux acheteurs.
Quand un panneau Sotheby’s est devant une propriété, les acheteurs arrivent avec une attente de qualité, de curation et de professionnalisme. Notre marketing est mondial, notre réseau incomparable, et les acheteurs internationaux — qui ne connaissent pas forcément les autres marques immobilières américaines — connaissent toujours Sotheby’s.
Pour les vendeurs en particulier, la marque instaure immédiatement confiance et crédibilité.
Vous insistez sur votre approche « boutique ». Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Tout ce que nous faisons est volontairement limité et très personnalisé. Nous travaillons uniquement avec un petit nombre de clients à la fois afin que chacun bénéficie de notre attention totale.
Pour les acheteurs, nous évitons les conflits d’intérêts : si nous accompagnons déjà quelqu’un à la recherche d’un bien à 2–3 M$, nous n’acceptons pas un autre acheteur dans le même segment. Pour les vendeurs, nous nous limitons à environ quatre mandats et montrons personnellement chaque propriété — pas de lockbox, sept jours par semaine. Quand quelqu’un nous confie ce qui est souvent son plus gros actif, nous le prenons très au sérieux.
Être sélectif, c’est aussi savoir dire « non » lorsque les attentes ne sont pas alignées. Nous refusons environ 20–25 % des mandats potentiels lorsque le prix n’est pas cohérent.
Cette approche sélective nous permet d’offrir un service tour mesure. Et paradoxalement, en misant sur la qualité plutôt que la quantité, nous sommes devenus l’une des équipes les plus productives de la ville — et même du pays.
Enfin, parlez-nous de la French touch que vous apportez au marché ?
Une grande partie de ma clientèle vient de la communauté française et francophone, et cela influence clairement notre manière de travailler. Ma fille a été scolarisée à l’École Internationale de San Francisco (anciennement French-American International School), donc je fais partie de cet écosystème depuis des années et je comprends les nuances culturelles, les attentes et les inquiétudes fréquentes des familles qui s’installent ici.
Je parle français et notre directrice marketing, Émilie, est originaire de Paris. Notre équipe propose donc naturellement une communication bilingue, une grande aisance culturelle et un style de service très familier pour les familles françaises.
La « French touch », c’est aussi un haut niveau de service, de discrétion et d’accompagnement personnalisé. Nous passons beaucoup de temps à expliquer le fonctionnement du marché américain et de San Francisco, à guider les clients dans les démarches financières, à décrypter les différences entre quartiers, les choix d’écoles et même les standards de rénovation. C’est un mélange d’expertise locale et de sensibilité culturelle qui permet aux familles francophones de se sentir comprises, soutenues et bien conseillées dès leur arrivée.

The Beggs Team
(415) 815-9701
grant.beggs@sothebys.realty
SOTHEBY’S INTERNATIONAL REALTY
San Francisco Brokerage
117 Greenwich Street, San Francisco, CA 94111
www.grantbeggs.com
Article sponsorisé, publié en partenariat avec The Beggs Team chez Sotheby’s International Realty



