Une soirée célébrant des documentaires sur les exploits humains et le plein air.
Et si vous pouviez ressentir l’attrait d’un sommet à 8 000 mètres, l’adrénaline d’une première ascension, ou le frisson d’une descente en kayak – sans quitter votre ville? C’est exactement ce que Montagne en scène fait depuis 2013.
Célébrant sa 26e édition ce printemps, ce festival français de films de montagne est passé d’un projet parisien animé par la passion à un phénomène mondial avec des projections dans 23 pays, et un stop au cinéma Marina Theatre en mai.
L’histoire derrière le festival
Cyril Salomon a grandi entre Paris et le chalet familial en Beaufortain, près d’Albertville dans les Alpes françaises. À 25 ans, Cyril – alpiniste et skieur accompli – décide de fonder Montagne en Scène avec Manon Grimwood, sa partenaire dans la vie et dans le business. Le concept : sélectionner des documentaires de montagne d’exception, les réunir dans une belle salle, et en faire une vraie soirée.
Bien plus que de belles images
Les films sont choisis pour leur profondeur humaine, pas seulement pour leurs exploits sportifs. Cyril le dit bien : l’objectif est de trouver des documentaires profondément humains – des histoires d’aventure certes, mais aussi d’humour, d’intensité psychologique, et de moments qui touchent vraiment.
Les éditions hivernales proposent toujours au moins un film sur le ski ; les éditions printanières s’orientent davantage vers l’escalade. Les films viennent du monde entier, soumis par des réalisateurs ou dénichés grâce au réseau de Cyril dans le milieu des sports de montagne. Certains sont produits par Montagne en Scène. Pour cette édition de printemps, deux films ont bénéficié du soutien du festival.
Une marque de fabrique : l’interview verticale
L’une des inventions les plus attachantes du festival, c’est ce qu’ils appellent l’« interview verticale ». Plutôt que de placer les athlètes sur scène pour une discussion en panel, Cyril les filme dans leur élément naturel – sur une paroi rocheuse, sur un sommet, ou en pleine ascension. Les transitions entre les films deviennent de mini-documentaires à part entière, une signature qui maintient l’énergie de la soirée et lui donne un caractère résolument aventurier.
Un festival qui voyage bien
Organiser un festival mondial depuis la France, avec des éditions aux quatre coins du globe, peut sembler logistiquement compliqué. Cyril en parle comme si c’était une évidence – et au fond, ça l’est. Montagne en Scène bénéficie d’un réseau de bénévoles dévoués : des gens qui se manifestent spontanément, prêts à coller des affiches, gérer la logistique locale et accueillir le public. « Ça se goupille super bien ». Envie d’accueillir le festival dans votre ville ? Vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Au-delà du festival
Montagne en Scène est devenu un véritable écosystème créatif : Montagne en Scène le livre, une plateforme de vidéos à la demande, et une société de production collaborant avec Canal+ et les meilleurs athlètes au monde. Cyril passe parfois lui-même derrière la caméra, filmant des projets tels que 100 Blocs à Fontainebleau. Cyril et Manon ont également fondé la Fondation Montagne en Scène, dédiée aux causes environnementales et sociales liées à la montagne.
Que vous passiez vos week-ends à randonner dans Marin, skier à Tahoe, surfer à Ocean Beach, ou que vous aimiez simplement rêver d’ailleurs depuis un bon fauteuil – Montagne en Scène est fait pour vous. Une soirée familiale, visuellement époustouflante, et émotionnellement surprenante. Rendez-vous au Marina Theatre en mai.
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Plus d’informations sur le festival Mountains on Stage : ici
Le Rapid Fire de MerciSF
Votre film préféré dans l’histoire du festival : Zabardast de Jérôme Tanon, tourné au Pakistan. Inoubliable.
Le film qui n’existe pas encore mais qui devrait exister : Peut-être quelque chose sur l’incroyable trilogie d’alpinisme de Charles Dubouloz, réalisée exclusivement à vélo et à skis, ou un film sur les aventures de Seb Montaz.
Le plus grand changement dans le public en 13 ans : Beaucoup plus de femmes, et une conscience bien plus profonde des enjeux climatiques et environnementaux liés à la montagne.
Quelque chose qui ne figurerait jamais au programme aujourd’hui, mais qui aurait pu l’être il y a dix ans : L’héliski. Le monde a changé, et nous aussi.

