Si vous vous demandez à quoi ressemble un cosmopolite qui ne vit pas sur ses acquis, nous sommes ravis de vous en présenter un !

Il se nomme Roger Spitz, il est né en Afrique du Sud, il a grandi en partie à Monaco avant d’étudier à Londres. Spécialiste des fusions acquisitions, il a conseillé des clients de BNP Paribas principalement dans le secteur des nouvelles technologies pendant ses années passées en Angleterre. Nous l’avons rencontré au cours d’un événement FrenchFounders dans la Silicon Valley où il a posé ses valises.

Quand Roger Spitz vient d’installer à San Francisco en 2016, il pensait transposer son expérience professionnelle tout en explorant d’autres écosystèmes.

Lui qui avait une vie bien organisée, un job dont il maitrisait les arcanes, décide d’ouvrir ses horizons intellectuels et de s’intéresser à la “disruption”. Ce terme qui peut englober beaucoup de choses, n’a pas vraiment d’équivalent en français, mais disons que cela regroupe communément les nouveaux modèles économiques, tout ce qui provoque un changement radical dans un secteur existant.

Pour mener à bien son projet, Spitz suit pendant son temps libre des formations en design thinking, rencontre des chercheurs en IA, lit beaucoup sur la prospective… et constate finalement que toutes les notions de stratégie, d’innovation et de disruption qu’il a acquises au fil des ans, sont plus ou moins dépassées.

Les cartes ont changé, on ne peut plus réfléchir et bâtir des stratégies sur les mêmes bases qu’avant. Gagner des parts de marché n’est peut être plus complètement le nerf de la guerre. Les industries, les valeurs sont chamboulées.

Au cours de notre conversation, il cite le cas du secteur pharmaceutique, en pleine mutation grâce à l’intelligence artificielle. Ou encore l’exemple d’une protéine qui devient l’élément essentiel d’un nouveau type d’aliment ; comme il le remarque, nous sommes dans la Tech, l’alimentation ou l’agriculture ?

Pour Roger Spitz, la grande question est de savoir comment réconcilier « l’inconnu-inconnu », souvent défini comme un évènement qu’il nous est très difficile d’imaginer.

Pensez-vous que l’environnement de la Silicon Valley a facilité ce cheminement personnel ?

Avant d’arriver à San Francisco, j’avais pressenti toutes ces questions, mais je ne les avais pas encore articulées. C’est en me forçant à m’y interesser de très prés que les choses ont pris forme.

Pourtant, quelle que soit la qualité des personnes que j’ai rencontrées, des réflexions menées, des programmes que j’ai suivis alors, j’avais le sentiment que tout cela restait compartimenté.

Pour résumer, je ne savais toujours pas comment répondre aux questions que l’on ne s’est pas encore posées.

Prenons les grands défis complexes que sont le climat, les changements sociétaux… Ce ne sont pas des problèmes que l’on peut résoudre de façon linéaire. Il n’y a pas de méthode pour les résoudre.

J’en ai conclu qu’il fallait expérimenter les choses différemment, pas comme par le passé, il y a 5, 10 ou 15 ans. Et surtout, je voulais partager tous ces nouveaux savoirs et les rendre accessibles au plus grand nombre.

Comment avez-vous choisi de changer les choses à votre échelle ?

J’ai decidé de sauter le pas juste avant la pandémie et de créer le Disruptive Futures Institute. J’ai rassemblé tout ce que j’avais appris pendant mon expérience professionnelle passée, mes recherches personnelles et j’ai décidé d’essayer d’aider les autres à réfléchir sur la réalité du monde.

J’ai commencé à écrire sur les sujets de disruption dans des revues spécialisées, à intervenir en animant des ateliers…

En m’entourant d’une équipe d’une quinzaine d’experts que ce soit en philosophie, en AI, en études bouddhistes… et avec la collaboration du Dr. Lidia Zuin qui est aussi journaliste, autrice de science fiction, nous avons écrit le Definitive Guide to Thriving on Disruption.

Ce sont quatre manuels, très illustrés pour être accessibles au plus grand nombre qui s’articulent de la façon suivante :

  • Reframing and navigating disruption – Comment comprendre le monde
  • Essential frameworks for disruption and uncertainty – Qu’est ce que je fais de ma compréhension du monde – comment j’appréhende les changements constants
  • Beta your life – Existence in a disrupted world – Ce manuel aborde des questions plus personnelles, comment durer dans un monde en changement
  • Disruption as a springboard to value creation – Comment utiliser la disruption pour créer de la valeur, créer des business models, comprendre les défis complexes.

Ce sont des guides de référence que l’on peut commencer, reposer et reprendre. Nous avons tous besoin d’avoir la capacité de voir le monde différemment, de nous préparer différemment, sans être des experts.

Concrètement, au-delà de ces manuels de référence, le Disruptive Futures Institute propose des keynotes, des ateliers pour des entreprises établies, des start-ups, des organisations comme la Nasa ou encore des écoles.

Afin de se donner une idée, on peut toujours commencer par commander les manuels disponibles sur Amazon, en format papier ou Kindle.

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