La Franco-Chilienne Cecilia Andrews expose à la galerie Municipal Bonds dans Minnesota Street Project.

Particules indivisibles, c’est avant tout l’histoire d’un coup de foudre : celui d’Emily Miller, la curatrice de Municipal Bonds, pour le travail de Cecilia et principalement ses portraits.

Emily découvre un peu par hasard la collection de Têtes de Cecilia pendant la pandémie, et est immédiatement fascinée par ces portraits collage. Elle contacte l’artiste et la connection est instantanée. Pour les besoins de l’exposition, Cecilia complètera même sa collection commencée en 2012.

Indivisibles Particules est constituée d’une série de portraits, des visages découpés et ré-assemblés aux contours flous. Le tout est réalisé sur des papiers trouvés. Ils parlent de la construction, de la déconstruction et de la reconstruction de l’identité, transfornable comme la nature, et unie comme l’homme.

L’approche de Cécilia repose sur la représentation minimaliste et l’étude des dualités : transparence et opacité, fragilité et solidité, légèreté et obscurité, vide et plein. Elle Cécilia Andrews S Texplore ces dynamiques complémentaires à travers l’interaction du contraste, la perception de l’opposition et l’utilisation de médias à dimension variable. Elle incruste des symboles sous forme de traits du visage : des cellules humaines, des feuilles de plantes, des paires d’yeux manquantes ou multiples sur un même visage ; la peau et les larmes colorées – le tout constitue un langage surréaliste sur notre humanité commune. Elle a une fascination pour le papier braille qu’elle a beaucoup travaillé avec d’autres projets. Elle s’en sert ici pour le portrait intitulé S/T, intéressée à la fois par la texture ainsi que par le sens caché dissimulé derriére ces points en relief.

Le lien indestructible entre l’humanité et la nature est fondamental dans le processus de Cécilia Andrews : « Je suis attirée par les cultures primitives ou anciennes en raison de l’importance qu’elles donnent à la relation entre la nature et le sacré, et à l’utilisation de symboles. Je trouve que les cultures tribales directement inspirées de la nature, ont développé un langage et une relation directe avec les éléments, notamment dans les moments de méditation lors des cérémonies : le moment personnel ou collectif de prendre le temps de vénérer la nature ou de vivre des expériences émotionnelles du sacré. »

Ces visages aux traits organiques ont particulièrement résonné auprès d’Emily Miller au moment où nous étions coupés du monde, comme s’il fallait qu’elle s’entoure de présences, qu’elle comble l’absence de tous les visages que nous ne voyions plus, ou que nous ne voyions que sous des masques.

Nous vous invitons à aller découvrir cette série de portraits énigmatiques dans la galerie Municipal Bonds qui se situe dans l’espace Minnesota Street Project jusqu’au 26 juin 2021. Le travail de Cecilia est aussi visible dans une exposition collective « Remembrance of Things Paper » à la galerie Roundweather à Oakland jusqu’au 5 juillet 2021.

Adresse : Municipal Bonds, 1275 Minnesota Street, San Francisco
Les heures d’ouverture :  les jeudi, vendredi et samedi de midi à 17h ou sur rendez-vous

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