amelie de cirfontaine 6Vous avez sûrement déjà vu ses têtes de femmes ornées de fleurs sur les murs de San Francisco. Nous devons ces élégantes et féminines silhouettes, les « blooming thoughts ladies »  à Amélie de Cirfontaine dont le nom d’artiste est @amillionair.

« L’est-elle, millionaire ? » est du coup la question qui vous vient peut-être à l’esprit  !! « J’aimerais bien !  » nous a répondu Amélie lors de notre rencontre dans son studio de North Beach. En fait, elle doit son pseudo à une chanson de 50 cents.

Citoyenne du monde, elle a grandi à New York, au Maroc, à l’Ile Maurice pour ensuite faire ses études à Boston. Avec un double cursus d’art et de marketing, Amélie se définit plutôt comme une touche-à-tout. Elle a déménagé à San Francisco il y a un peu moins de 3 ans, une semaine avant la fin de ses études. S’interrogeant sur ses projets futurs, et sur le fait de rester ou non sur la côte Est, elle s’est découvert une grand-tante à San Francisco, et artiste de surcroit !

Ne suivant que son instinct, elle a rassemblé ses affaires et a tout déménagé en moins d’une semaine ! Bien évidemment, et comme elle n’est pas millionaire… vivre à San Francisco a un prix : elle travaille en tant que consultante marketing mais son envie grandissante est de faire de l’art, encore et encore. Le fait d’être hébergée et aidée par sa grand-tante l’artiste Martine Jardel, l’inspire ; elle souhaite se consacrer à son art le plus possible.

C’est ainsi qu’au fil du temps, elle essaie et découvre de nouvelles techniques. Formée surtout à la sculpture, elle est plutôt tournée vers l’abstrait mais explore peu à peu le figuratif et fait naitre ses « blooming thoughts ladies ».

Elle commence par les coller (technique du wheat pasting) en petit format sur diverses surfaces à travers la ville, toujours avec un peu d’appréhension. Puis la pandémie qui a vu toutes les devantures de magasins barricadées de planches de bois, lui offre un terrain de jeu phénoménal à travers la ville. Non seulement son territoire se démultiplie, mais ameliedecirfontaine2aussi la taille de sa toile !!

Elle démarche des commerces et des restaurants de San Francisco pour demander l’autorisation de coller sur leurs planches. Puis c’est le street artist Yonmeister qui lui suggère de faire ses « ladies » en grand. Il lui apprend la technique du pochoir, et c’est ainsi qu’elle fait sa première Lady grand format sur les planches du café Zuni.

Attirée par l’échelle des fresques, fascinée par l’artiste JR qui était venu présenté ses Chroniques de San Francisco au SFMOMA, elle multiplie ses interventions dans toute la ville.

Elle réalise rapidement que c’est une opportunité unique de porter son message en grand et qu’il est primordial pour elle de rendre visible les femmes en tant que street-artists.

Elle aime peindre de jour et donner à voir aux jeunes filles qui passent que les femmes peuvent aussi être artistes de rue. Ce n’est pas non plus un hasard si ses personnages sont aussi des femmes. Elle précise « il est important pour moi aussi que ce soit des figures élégantes et chic et que ce n’est pas incompatible avec le street art ».

ameliedecirfontaine4Enfin elle loue la solidarité des street-artists de San Francisco et la manière dont ils cherchent à avancer ensemble ; elle cite notamment Seibot, Kate Tova, Fnnch, Louinova.

Amélie est disponible pour des projets sur commission, à l’intérieur comme à l’extérieur, dans votre société ou pourquoi pas sur votre toit … Elle cherche en effet en ce moment un rooftop pour un projet. https://www.ameliedecirfontaine.com

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