Cassignard Montand TLFEt si on vous disait que Pierre Cassignard alias Yves Montand, comédien de théâtre récompensé d’un Molière, ayant joué pour les plus grands metteurs en scène de théâtre, sur les plus belles scènes de l’hexagone vient SPECIALEMENT se produire sur scène, pour nous, au TLF de San Francisco ! 

Vous le découvrirez le vendredi 7 février à 19 heures avec son spectacle “Un soir avec Montand” pour un bol d’énergie concentrée. 

Au cours d’un bref entretien, nous avons découvert ’un comédien débordant d’énergie, tellement content à l’idée de donner son spectacle pour le TLF et heureux de découvrir San Francisco pour la première fois. 

Pierre Cassignard, vous avez joué pour de grands metteurs en scène de théatre (Gildas Bourdet, Alain Sachs…), sur de très belles scènes (Rond Point, Hébertot…). Comment avez vous démarré votre carrière ? 

J’ai toujours été attiré par le spectacle, le cabaret et adolescent, j’écoutais Gilbert Bécaud que j’aimais pour sa personnalité, son énergie. Et puis, quand j’avais 14 ans, j’ai eu la chance de voir Montand à l’Olympia. Et là, ça a été autre chose. J’ai découvert la beauté des textes de Prévert, d’Aragon ou de Baudelaire. Il avait une façon tellement simple, tellement épurée de les interpréter que j’ai été fasciné par le personnage.

Je suis reparti dans ma province mais quand j’ai eu l’âge de “monter” à Paris, j’ai intégré une école de théâtre avant de rentrer au Conservatoire quelques années plus tard.

J’ai appris que la première fois que vous avez joué au théâtre, c’était avec Delphine Seyrig… une marraine de choc pour un début de carrière ? 

J’avais 22 ans et je n’avais pas du tout conscience de ma chance. J’ai passé un an à jouer à ses cotés et c’est en partie grâce à elle si j’ai ensuite fait le Conservatoire. Je peux dire que j’ai aimé le théâtre après l’avoir rencontrée. 

Vous avez été nommé trois fois aux Molières et vous avez remporté celui du meilleur acteur en 1997 pour les Jumeaux Vénitiens. Cela a-t-il changé votre parcours professionnel ? 

Je travaillais déjà depuis longtemps alors c’est chouette d’avoir un Molière, c’est évidemment une très belle récompense. Mais fondamentalement, cela ne change pas les choses. On vous fait simplement plus de propositions…

C’était le premier spectacle dans lequel on ne pouvait pas me rater car j’étais les deux personnages principaux à la fois, le jumeau benet et le jumeau séducteur, le tout dans une mise en scène spectaculaire. Le changement entre les deux personnages était tellement bien géré que même Josée Dayan n’avait pas vu que c’était le même acteur qui faisait les deux personnages ! 

Pourquoi avez vous choisi de faire un spectacle de music hall ? 

Montand TLFAprès de nombreuses années à faire du théâtre et des films pour la télévision, j’ai eu envie de revenir au music hall pour rendre cet hommage à Montand. J’aime son sens de l’épure, le choix de ses textes, sa façon de faire croire au public que tout est simple alors que tout est parfaitement préparé, travaillé… de l’éclairage à la mise en scène avec juste quelques accessoires. 

Quand on parle music hall, on pense souvent à l’amérique. Avez-vous été influencé par la culture américaine ?

Bien sur, le jazz est très important pour moi. Je suis fan de Samy Davis Junior par exemple. Et dans la catégorie des grands acteurs Cary Grant était exceptionnel.

En ce qui me concerne directement, j’ai eu la chance de jouer sous la direction de John Malkovich au théâtre. Il a une façon très personnelle de regarder les acteurs, de les diriger… Cela m’a fait faire un grand pas dans ma carrière. Cela tient sûrement beaucoup à sa personnalité.

Si vous pouviez rencontrer Montand, qu’est ce que vous aimeriez lui poser comme question ? 

Je l’ai rencontré, enfin je l’ai croisé il y a longtemps… mais au moment où j’allais lui poser une question, il est parti. Avec du recul, je suis heureux de ne pas lui avoir parlé car c’est son parcours qui me fascine plus que sa personne.

Si vous étiez une chanson de Montand… vous seriez laquelle ? 

C’est une question difficile mais je crois que ce serait :
Moi, je suis venu à pied
Doucement sans me presser
J ‘ai marché à pied, à pied
J’étais sûr de vous trouver
Je m’ suis donc pas pressé….”

Quels sont vos projets, votre prochain spectacle?

Je vais partir en tournée avec Michelle Bernier dans la pièce de Josiane Balasko “Un grand cri d’amour”. 

Mais je vais aussi continuer de tourner avec le spectacle de Montand, continuer de travailler avec mon formidable pianiste Patrice Peyrieras et mon metteur en scène/éclairagiste Matthieu LeCuffec car au delà du spectacle, j’aime vraiment l’équipe que nous formons. 

On vous propose donc de retrouver ce spectacle unique de 22 chansons, conçues comme “22 petits films avec pour chacune un début, un milieu et une fin. 22 personnages pour un acteur-seul”. 

Pierre Cassignard accompagné au piano par Patrice Peyriéras
Lumières : Matthieu LeCuffec
Direction musicale : Patrice Peyriéras

Date : Le 7 février 2020 à 19h30
Adresse : TLF de San Francisco – 1201 Ortega Street – San Francisco (l’entrée se fait par la 20th ave.)

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